L’église paroissiale du XIXe siècle offre en façade une architecture complexe : entre les bas-côtés éclairés de baies, le portail à deux archivoltes est surmonté de la base du clocher, soutenue par deux pilastres et percée d’une fenêtre haute et étroite et d’un oculus protégé par un larmier curviligne ; un entablement porte le dernier étage ajouré d’une baie géminée et sommé d’une flèche polygonale. L’intérieur est plus classique : nef de quatre travées, collatéraux, chœur voûté d’arêtes et chevet ajouré d’un triplé.

 

 

LES CLOCHES

 

Au clocher de l’église de Nassiet, on trouve deux magnifiques cloches dont l’une est plus grande que l’autre.

 

Des écrits datant de 1876 retrouvés aux archives départementales nous ont aidés à déchiffrer les inscriptions que portent ces cloches :

 

La Grande cloche :

Sur la partie supérieure :

-          Thomas Paris, Maire - Pierre Julien Duffau, Curé - Sainte Agathe P. P. N.

-          Charles d’Arrac Vignes, Baron et Victorine de Corneillan, Baronne de Sault, Parrains

 

Sur la partie inférieure : Ursulin Dencousse à Tarbes Fécit (1860)

 

 

La Petite cloche

Sur la partie supérieure :

-          Sainte Agathe P. P. N. - Pierre Julien Duffau, Curé

-          Thomas Paris, Maire - Jeanne Soubeste née Passicousset, parrains

 

Sur la partie inférieure : Ursulin Dencausse à  Soues près Tarbes (1860)

 

 

Les deux inscriptions (supérieure et inférieure) sont séparées sur les deux cloches par un beau Christ portant un coq à son sommet.

LES VITRAUX DE NOTRE EGLISE

Vitrail
Vitrail

L’association des Amis des Églises anciennes des Landes a été fondée en 1980 pour « contribuer à la sauvegarde, la restauration, la mise en valeur des églises anciennes du département des Landes et de leur mobilier.

Cette association publie régulièrement des bulletins d’informations. En mai 2006, un article était consacré à la découverte des vitraux des églises du canton d’Amou.

Souvent les vitraux représentent les patrons des villages. Mais Nassiet ne présente sur ses vitraux  aucune image de sa patronne, Sainte Agathe, fêtée le 5 février et remplacée par une hypothétique sainte Honorine et une sainte Justine, beaucoup plus connue.

En effet, près du choeur et dans chaque bas-côté, deux vitraux se font face: à gauche, sainte Honorine, jeune martyre avec palme, à droite, sainte Justine, plus connue par sa conversion du mage Cyprien.

On ne connaît pas exactement l’origine de ces deux représentations: il semble qu’elles évoquent le prénom des donatrices, façon élégante de conserver l’anonymat tout en assurant un appui tutélaire. Ces vitraux ont été réalisés par les ateliers Henri Gesta fils, de Toulouse.